Quelle stratégie pour un engagement politique après les Manifs pour tous ?

Mariannes pour tousLa loi instituant le mariage pour tous a été votée, promulguée, le premier mariage unissant deux hommes a été célébré… Alors c’est fini ? Les neuf mois de manifestations, happenings, de pression médiatique, politique, ces longs mois de luttes où des centaines de milliers de personnes ont été mobilisées, où ces personnes ont été ignorées et même pour certaines réprimées par le gouvernement, ce long combat a-t-il été mené pour rien ?

Non, je ne le crois pas. Certes, le temps du slogan « Taubira ta loi on en veut pas » est dépassé. Le temps du combat contre le projet de loi Taubira est terminé, mais nous entrons dans une nouvelle étape politique. Cette fois-ci, le théâtre des opérations ne sera plus dans la rue, mais dans les urnes… à condition que nous nous organisions avant.

Une nouvelle génération est en marche, elle se connait, elle s’est organisée remarquablement bien au sein du collectif Manif pour tous et elle est prête à relever de nouveaux défis. Ces défis nous les connaissons, ils sont nombreux, profonds, ils touchent de nombreuses questions politiques, sociales, sociétales. Ils ne se limitent pas aux prochains combats à venir : la PMA, l’euthanasie, la GPA… Ils comprennent ces sujets, mais il y en a beaucoup d’autres : tous les sujets qui touchent l’Homme, qui l’atteignent, toutes les questions économiques, sociales, environnementales : le monde entier est concerné, l’humanité est l’enjeu. C’est en constatant la réalité de ces questions et la nature de ce grand mouvement social que Tugdual Derville a dit lors de la manifestation du 13 janvier : « J’ai vu se lever un grand mouvement d’Ecologie Humaine ».

Ecologie humaine est une belle formule qui résume parfaitement les grands enjeux de notre temps, j’ai déjà eu l’occasion d’en parler. Tugdual l’a bien compris et il a fondé avec Pierre-Yves Gomez et Gilles Hériard-Dubreuil, le courant « Ecologie Humaine », un think tank « métapolitique » qui travaille et étudie toutes ces questions d’Ecologie humaine… il y a quinze thèmes très variés portant sur tous les aspects de la société comme la gouvernance démocratique, le travail, l’environnement, l’art, les médias, l’architecture etc…

Ecologie humaine est une des réponses, une des suites de ce grand mouvement. C’est un mouvement métapolitique, c’est-à-dire au-dessus et indépendant des partis. Sa réflexion a pour but de féconder les démarches politiques mais aussi sociales. C’est très positif, mais cette démarche est complémentaire d’actions concrètes sur le terrain… et surtout le terrain politique.

Je partage l’avis de certains sur l’appel à l’engagement en politique et l’investissement dans les partis. Mais je pense qu’il faut réfléchir tous ensemble aux modalités de cet engagement. En effet, nous pourrions individuellement rejoindre le parti pour lequel on a le plus de préférence : PS, UMP, UDI, Modem… nous avons besoin de « ceux qui ne lâchent rien » partout, tout comme il y a besoin de chrétiens partout.

Mais si nous y allons seuls nous prenons le risque de nous faire dévorer. Nous risquons d’être dilués ou même d’être récupérés. S’engager en politique ne s’improvise pas et ne se fait pas seul.

Je reste convaincu qu’il faut s’organiser collectivement en structures politiques avant de rejoindre les partis. Les Poissons roses nous ont donné l’exemple : ils se sont rassemblés, organisés autour d’une ligne idéologique claire avant de frapper à la porte du PS. Ainsi, ses membres n’ont pas été éparpillés et livrés à eux-mêmes dans les fédérations socialistes.

Nous pouvons envisager la création de mouvances au sein des partis qui soient absolument aconfessionnelles et qui véhiculent le message de ce grand mouvement social. Certes il ne s’agit pas de concurrencer les Poissons roses et d’autres mouvements, mais de « diversifier » l’offre, afin de respecter aussi les sensibilités différentes. En effet, les Manifs pour tous sont très loin d’avoir été uniformes… le public est beaucoup plus varié que les opposants voulaient bien nous le faire croire. Mais cette diversité a été vécue dans l’unité et si différents mouvements politiques (à l’intérieur des grands partis) sont créés, ils ne devront pas s’opposer entre eux, mais travailler ensemble. Ainsi, cela permettrait aux manifestants de ces derniers mois d’investir les partis sans être récupérés par eux. C’est une piste de réflexion, parmi d’autres, et cette solution ne va pas à l’encontre de toutes les autres initiatives qui sont de natures différentes : Veilleurs, Ecologie Humaine, collectif Manif pour tous et tous les autres, qui ont chacun un rôle bien différent des autres et qui sont autonomes les uns des autres.

Enfin, nous avons une pensée, des convictions qui différent des partis, et pas seulement sur les questions éthiques et familiales. Reconnaissons-le, malgré des parlementaires comme Hervé Mariton, Laurent Wauquiez, Xavier Breton[1], et tant d’autres, l’UMP n’est pas forcément entièrement de notre côté… et cela sur de nombreux sujets : l’UMP a connu une dérive droitière à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy. Des motions comme la Droite Forte ou la Droite Populaire soutiennent des discours populistes stigmatisant les étrangers et les musulmans, raillant des corps intermédiaires essentiels comme les syndicats, et enfin ils  soutiennent ce vieux slogan droitier : « Ce n’est pas la rue qui gouverne » … Or la Manif pour tous soutien tout le contraire : écoute des corps intermédiaires (associations, syndicats, mouvements sociaux…), respect et négociation avec les grandes manifestations de rue… enfin, la Manif pour tous n’a stigmatisé personne, bien au contraire les organisateurs appelaient à un rassemblement le plus large possible, notamment avec les musulmans qui partagent nos valeurs familiales.

Ainsi, nous sommes porteurs d’un discours nouveau, distinct des tendances « sociétales » du PS et des tendances « populistes » de la droite de l’UMP. Notre discours doit être présent au sein du monde politique.

Nous ne ferons pas l’économie de l’engagement en politique et de l’engagement dans des partis politiques. La récente mobilisation a été historique et très longue : elle a été un record d’affluence et d’endurance, et pourtant elle n’a pas contraint le gouvernement à céder. Celui-ci martelant constamment que c’était joué au soir du 6 mai… Et que c’est aux élections présidentielles et législatives que tout se décide. Cela peut choquer, et je le suis, mais c’est hélas une réalité : si nous voulons empêcher le vote de lois comme la PMA et la GPA pour tous, si nous voulons abroger la loi sur le mariage pour tous, il nous faudra gagner les prochaines élections… La question est comment, dans quel parti, avec qui ?

Enfin, pour les chrétiens engagés dans cette lutte (il n’y pas qu’eux) nous pouvons citer ces récents propos du Pape François lors une rencontre avec des élèves d’écoles jésuites : « (La politique) C’est une obligation pour les chrétiens qui ne peuvent pas s’en laver les mains comme Pilate », ou encore : « La politique est la forme la plus haute de la charité, car elle cherche le bien commun ». Et «La politique, c’est sale – mais elle est peut-être sale parce que les chrétiens ne s’y impliquent pas. »

Bref : François nous appelle à nous engager en politique, ce qui ne diffère pas de ce que disaient ses prédécesseurs : par exemple rappelons-nous de Jean-Paul II qui a béatifié le 22 août 1997 à Paris, Frédéric Ozanam qui s’était présenté aux élections législatives de 1848 à Lyon…

S’engager en politique peut prendre beaucoup de formes, mais l’engagement dans un parti politique est souvent indispensable. Alors n’ayons pas peur d’investir les partis, mais sans naïveté, en ayant pris la peine de s’organiser collectivement avant.


[1] Les parlementaires cités appartiennent aux motions France moderne et humaniste ou « la Droite sociale ». Ce sont les tendances modérés de l’UMP, ce qui démontre que nous pouvons être modérés et ne rien lâcher.

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20 réflexions au sujet de « Quelle stratégie pour un engagement politique après les Manifs pour tous ? »

  1. Que faire après le 26 mars ? question ô combien complexe.

    Le mouvement de ces neuf derniers mois reposait sur une évidence partagée par un grand nombre de catholiques: « Un père, une mère, c’est élémentaire » et la prévision que, la loi formatant la perception ambiante de la morale, il y a danger de conditionnement de nos enfants et petits enfants, c’est pourquoi il y avait quand même un côte manif de 1984 dans cette protestation dont les promoteurs semblent se disperser.
    Mais il va se passer bien d’autres choses

    1)-l’ensemble de l’Europe est en stagnation ou en récession. A-t-on déjà vu une société humaine sans croissance pendant les périodes de paix depuis que nous ne sommes plus des chasseurs-cueilleurs ? Il ne semble pas et c’est normal : les connaissances et les savoir-faire s’accumulent. Le chœur de l’abbatiale du Mont Saint-Michel est plus haut que le chœur roman qu’il a remplacé. L’arrêt de la croissance n’a jamais été un processus historique paisible. Il ne s’en est produit que dans des périodes de calamités : chute de Rome, fin du Moyen-Age etc..C’est que le cheminement des sociétés et des économies humaines n’est pas de la marche mais de la bicyclette, quand on ne peut plus avancer quelle qu’en soit la raison, c’est la chute qui se propage en avalanche comme certaines analyses commencent à le montrer par analogie avec la thermodynamique.

    2) Il ne s’agit donc plus d’arrêter la croissance, c’est en train de se faire : déjà dans la zone Euro, demain en Amérique du Nord quand la folie du gaz de schiste va s’essouffler, et ensuite en Asie par perte des ses deux principaux clients et par collapsus démographique. Le reste suivra, c’est-à-dire la chute du peloton dans son ensemble. La queue du peloton européen tombe (Grèce, Chypre etc), la tête, (Japon, USA) c’est pour bientôt selon Olivier Delamarche de BFM :

    Ce qu’il faut donc à la France, c’est sortir de peloton et prendre une autre route avant la chute générale. Plusieurs chemins s’ouvrent de part et d’autre de la route. Chacun pour soi, dira-t-on ? Oui, chaque gouvernement est d’abord responsable du bonheur ou du moindre malheur de son peuple.

    3) Nous sommes des Gaulois, célèbres par leur esprit de division. Et les Français qui ne descendent pas des Gaulois prennent très vite le pli ! Or, nous remettre sur les rails d’une véritable écologie humaine et naturelle suppose des décisions dans plusieurs domaines qui sont chacun des lieux de profondes divergences entre les Français et même entre catholiques. En vrac :

    -comment sortir toujours plus consumériste,
    -attitude envers le toujours plus administratif « les palais des conseils généraux, cité par E. Levavasseur »,
    -la souveraineté du politique, ce qui est très différent de l’administratif!
    -le statut des entreprises privées personnelles ou familiales,
    -la (dé) mondialisation économique,
    -la diversité culturelle face au globish,
    -la liberté de circulation et d’établissement des personnes d’un pays à l’autre,
    -la place des institutions et traités supranationaux,
    -le contrôle des flux financiers,
    -et bien sûr toutes les lois sociétales car même là-dessus, il y a de réelles division chez nous(*).

    Même le corps de doctrine cohérent qu’est la DES ne donne pas de réponses toutes faites. Et quand nous sommes d’accord sur les grands lignes, nous ne le sommes pas sur les priorités. En France, la convergence se fait à l’occasion des désastres, mais il est mieux d’agir avant pour atténuer les souffrances.

    Il faut être pragmatique, et nous atteler à ce qui nous paraît prioritaire, continuer à côtoyer des amis très différents dans des actions complémentaires, et c’est très bien ainsi, car nous établissons des ponts entre les divers courants de pensée.

    Pour reste : prière, formation, amitié.

    (*) ce qui fait que, dans le débat sur le mariage, tel curé tient des langages différents selon ses interlocuteurs, tel doyen communique qu’il ne communiquera pas sur le sujet pour le choquer personne, etc. Par ailleurs, on voyait bien que les déclarations individuelles des évêques n’avait pas toutes la même tonalité.

  2. Coucou Charles !

    Voici quelques réflexions en vrac à la lecture (rapide) de ce billet (qui me permet de faire une pause dans la rédaction de mon mémoire).

    Globalement, nous sommes tous d’accord là-dessus, les manifestations sont terminées, mais la mobilisation reste toujours de mise.

    Néanmoins, il y a quelques points avec lesquels je ne suis pas du tout (du tout du tout) d’accord :

    – s’investir en politique, oui ; s’investir dans les partis, non. A mon sens, et depuis un certain temps déjà (c’est-à-dire avant toute cette mobilisation contre la loi Taubira), le seul engagement politique qui vaille est l’engagement local. Cette opinion n’a fait que se renforcer par l’ampleur et surtout la diversité des opinions politiques présentes dans les manifs, et cet engagement me semble tout à fait d’actualité à l’approche des municipales. Pour moi, la personne qui est un exemple de ce type d’engagement politique local (et sans parti), c’est bien sûr FX Bellamy. C’est d’abord en prouvant ses qualités que l’on peut – à mon avis – avoir une voix qui porte.

    – d’autre part, il me semble que ce qui ressort de cette mobilisation, c’est qu’aucun parti politique ne peut nous représenter : les uns ont des préoccupations sociales et environnementales mais sont lamentables dans le domaine de l’éthique/bioéthique, d’autres ont de meilleures positions dans ces deux domaines mais ont un souci moindre ou insuffisant des personnes dans le besoin, d’autres sont anti-libéraux mais libertaires, d’autres sont anti-libertaires mais vantent les mérites du libéralisme économique, etc. Du coup, il ne faut pas compter changer grand-chose au sein même de ses partis où, quoi qu’il arrive, nous serons toujours ultra-minoritaires. Je te rejoins un max de tube sur le courant de l’Ecologie humaine ; mais comme tu le présentes, c’est bel et bien un think tank, dont le but est d’influencer les politiques menées. Autant donc rassembler nos forces, ce que tu recommandes en disant de s’engager collectivement, mais là-dedans pour peser autant que possible, et ne pas gaspiller nos forces inutilement en fondant des courants dans des partis.

    – concernant les Poissons roses, je les suis depuis un peu plus d’un an – mais de loin c’est vrai. Et je ne comprends pas pourquoi tu les présentes comme modèles : ils sont méga peu connus et puis concrètement, ils n’ont pas vraiment d’impact. C’est possible que je me trompe, faites-moi savoir si c’est le cas. Disons qu’on ne sent pas du tout leur influence dans la politique menée par notre gouvernement bien-aimé.

    – il y a un truc qui ne m’a pas plu du tout dans ton article : la soi-disant dérive droitière de NS. On est à droite ou on ne l’est pas, ok. Mais enfin, reconnaissons que l’UMP est autant à droite que le PS est à gauche, c’est-à-dire du bout des lèvres. Alors, que NS ait mené une politique de droite, ce n’est pas une dérive, c’est normal pour replacer un parti dit de droite à droite. Après, on peut critiquer, ne pas être d’accord, etc ; mais le qualifier de dérive, c’est juste impropre. Est-ce qu’on parle de dérive gauchisante lorsque le PS propose des politiques de gauche ? Non. Alors, soyons juste, même traitement pour tout le monde.

    – je pense aussi important de souligner ceci : il faut bien se rendre compte que l’ouverture et l’accueil à tous les niveaux dont ont fait montre les manifestants est extrêmement exceptionnelle et ne reflète pas l’ensemble des français. Il suffit d’aller chez le coiffeur, le magasin de proximité ou le café du coin pur s’en rendre compte (c’est l’expérience qui parle) : les gens ne croient plus du tout en la politique (et ce n’est pas le député Jean Lassalle qui va me contredire) – et c’est aussi ce qui me fait dire que l’engagement au sein des partis est inutile – et puis si, les gens stigmatisent, parce que c’est naturel (cf. René Girard et le bouc-émissaire), et ce n’est pas le propre de la droite.

    – par ailleurs, il ne faut pas être naïf non plus : les corps intermédiaires, c’est bien (il n’y a qu’à voir les ravages causés par la loi Le Chapelier pour s’en persuader) ; mais tous les corps intermédiaires ne sont pas bien en-soi. Les syndicats ultra-politisés font des dégâts terribles, et c’est normal de les railler. On connaît tous le fameux exemple de la prime au charbon défendue à cor et à cri par les syndicats. Il y a de quoi rire. C’est un exemple parmi d’autres : je passe mes étés à travailler, je bénéficie des pseudo-avancées sociales permises par les syndicats, et franchement je m’en passerais bien. Il y a encore quelques décennies, je n’aurais pas tenu ce langage ; mais là faut pas pousser Mémé non plus.

    – alors d’accord, nous ne ferons pas l’économie de l’engagement en politique, mais, en revanche, j’espère bien que nous ferons celle de l’engagement dans des partis politiques. Gagner les prochaines élections ? Qui est le ‘nous’ ? Regarde, à Paris, entre NKM et Hidalgo, c’est le même combat. Regarde un gars comme Pierre Rabhi ; en 2002, pour les présidentielles, il n’a même pas réuni le nombre suffisant de parrainages. Pour les législatives, les gens qui sortent du lot, c’est ou bien des gens investis dans les partis depuis longtemps (et qui n’apporte rien de neuf), ou bien les partis extrémistes (il n’y a qu’à voir le nombre de petits jeunes du FN qui se sont présentés et qui ont fait des scores très honorables).

    Des actions politiques, il y en a, en plus de l’engagement local : l’écologie humaine, le tissu associatif, changer nos modes de consommation, se former, témoigner, éduquer, bloguer, tout ça (jardiner aussi ^^) ! Mais les partis … non merci !

    • Merci pour ton commentaire.
      Ma réponse est déjà dans le texte, donc j’ai peu de choses à ajouter si ce n’est que l’engagement dans les partis est incontournable. J’entends très bien ce que te dis sur l’engagement local. Oui, il est essentiel, fondamental. Beaucoup de choses se jouent au niveau local. Mais à un moment, ou à un autre, se pose la question de la loi. Si nous voulons faire avancer les choses, cela se fera entre autre par des lois. Si nous voulons abroger la loi mariage pour tous et des dispositions scandaleuses sur la bioéthique, cela passera par un travail législatif. Si nous voulons que certains sujets avancent, cela passera notamment par de nouvelles lois.
      Or la loi est votée au Parlement et le Parlement est tenu par les partis. Il y a très peu de parlementaires sans étiquettes et quand il y en a, ils rejoignent des groupes politiques partisans. Ce qui montre bien que sans les partis on ne peut pas aller très loin au niveau national.
      L’Histoire a aussi de grands exemples de chrétiens en politiques qui ont fait de belles choses : Robert Schuman est un très bel exemple. Le MRP, parti démocrate chrétien fondé à la Libération a contribué à la reconstruction de la France, à de grandes avancées sociales, à la construction européenne. C’est colossal, magnifique : on l’a fait ! Preuve en est que l’engagement politique porte aussi des fruits et que nous avons toute notre place dans le monde politique et donc dans les partis.
      Sur la droitisation, j’emploi ce terme dans un sens « d’extrême droitisation ». Sarko a tenu un discours extrêmement clivant et populiste. Et des motions comme la droite forte continuent dans cette voie. C’est une impasse car elle divise le pays et repose sur un certain nombre de mensonges. D’autre part, cette « droitisation » n’a rien à voir avec la droite « traditionnelle » qui est plutôt gaulliste, démocrate chrétienne, libérale et qui a plus le souci du bien commun.
      En conclusion, je pense que l’avenir nous appartient et que nous devons avoir une action originale, organisée, concertée et déterminée. Et cela passera par la case « partis » que ce soit en entrant massivement dans les partis actuels, ou en en fondant un nouveau (ce qui est beaucoup plus difficile).

  3. Ma réponse cher Charles t’apparaitra sans doute rapide et convenu…Mais je tenais ici à te partager un soutien bien plus qu’amical aux propos que tu tiens….
    Il nous appartient en effet dans cette mouvance métapolitique, ni de gaspiller, ni d’éparpiller l’énergie pas plus que de diluer la force des convictions partagées…Nous avons besoin à l’image des veilleurs d’entrer dans une dynamique relationnelle, une dynamique de soutien et d’unité pour diffuser dans l’agora, l’espace publique, la res publica, la culture, les convictions fortes et structurées qui seront aujourd’hui et demain les nôtres afin d’influer positivement la société..
    Nous devons ensemble comme implicitement tu l’écris, rechercher par-dessus tout le bien commun dont l’enjeu sera demain de respecter les consciences et de combattre toute idéologie mortifère visant de déconstruire l’humain…
    Le combat qui est partagé par beaucoup d’entre nous, est de conduire la politique à se recentrer sur ce qui devrait être son unique champ, le respect des grands équilibres. Nous devons prévenir et veiller à éviter le passage du politique à l’idéologie. Dénonçons ainsi les idéologies qui outrepassent dangereusement les frontières du politique, susceptibles de déstructurer et de déconstruire l’humain…Attention à cette révolution promise qui veut aller au-delà de la matière, au-delà du politique et qui veut engager une révolution dans les esprits et les mentalités visant ainsi à nous arracher à notre héritage culturel….
    Visons ensemble dans nos champs de compétences respectifs, dans nos sphères d’expertises, à rechercher à donner du sens, à comprendre que les différences sont salutaires pour tous Ces différences qui seront demain l’enjeu de l’inventivité, de la créativité à rebours de cette uniformisation d’un peuple qui parlerait d’une même lèvre et dont la liberté d’être aurait été finalement totalement atomisée…

  4. Cher Charles,

    Votre article m’a beaucoup déçu. Ne le prenez pas mal, mais j’en tire une impression de sectarisme. Ce n’est pas en commençant à mettre en avant votre vision de la manif pour tous et de la doctrine sociale de l’Eglise pour en déduire ce que doit être un militant chrétien que vous ferez avancer les choses.

    Continuez d’enfermer et de mépriser les gens pour leur « populisme » (forcément mal fondé?), et vous continuerez à pleurer les soirs de deuxième tour qu’Hollande soit élu parce que les méchants populistes ont pas voulu voter pour Sarkozy. N’accusez pas le FN et la droite forte des fautes de 5 ans de non « populisme » et de promesses non tenues sur des thèmes qui sont chers à des gens tout aussi respectables que vous.

    Et si des personnes de la MPT veulent rejoindre le FN en quoi seraient-ils condamnables plus que des gens qui rejoignent des partis qui sont favorables à l’avortement, au mariage gay, à la guerre en Libye et en Syrie, au gender, etc ?

    Enfin des solutions politiques existent déjà: regardez la ligue du sud à Orange qui regroupe des gens de toute la droite derrière Bompard.

    Il faut examiner ce qui est premier et urgent aujourd’hui: défense de la vie et de la famille. Le relève de l’opinable et pas du magistère.

    • « Ce n’est pas en commençant à mettre en avant votre vision de la manif pour tous et de la doctrine sociale de l’Eglise pour en déduire ce que doit être un militant chrétien que vous ferez avancer les choses. »
      Je ne vois pas du tout en quoi je dis « ce que doit être un militant chrétien ». J’exprime juste une proposition pour l’avenir du mouvement que je trouve bonne. La seule référence religieuse que je donne est la citation du Pape François sur l’engagement en politique. Je n’invoque le magistère nulle part pour défendre ma position.
      « N’accusez pas le FN et la droite forte des fautes de 5 ans de non « populisme » et de promesses non tenues sur des thèmes qui sont chers à des gens tout aussi respectables que vous. »
      Peut-on sincèrement voir la démarche de la « droite forte » ou de la « droite populaire » comme crédible, utile et efficace ? Honnêtement je ne crois pas. Vous savez, les parlementaires qui ont le plus bougé sur le mariage pour tous ne sont pas issus de ces motions. Regardez bien, il s’agit d’Hervé Mariton, Philippe Gosselin, Marc Le Fur, Jean-Pierre Raffarin, issus de la motion « France moderne et humaniste » (centriste), il s’agit aussi de Laurent Wauquiez ou Xavier Breton issus de la motion « Droite sociale » (centriste démocrates sociaux) ou encore d’Henri Guaino de la motion « gaulliste ». Ceux là ont été les meneurs de la contestation parlementaire et Hervé Mariton a été le responsable de cette opposition. Tous sont détérminés, convaincus, ce ne sont pas des moux … et pourtant ils ne sont pas populistes, ils n’organisent pas d’apéros « saucisson pinard » et ne stigmatisent pas nos concitoyens musulmans.
      Car la stigmatisation est un problème : peut-on sérieusement parler d’islamisation ? Peut-on sérieusement pointer du doigt toute une partie de la population sans conséquence ? Je doute fort qu’un discours aussi démagogique ait une quelconque utilité. Cela peut, peut-être, faire gagner quelques voix, mais cela va surtout diviser le pays et rendre encore plus difficile l’intégration des musulmans français. Et aussi, les français musulmans voteront à coup sur pour la gauche… c’est dommage, car en ce qui concerne les questions sociétales ils sont sur la même longueur d’onde que nous. Et il y en avait aux Manifs pour tous.
      Sur l’islamisation du pays, je suis convaincu qu’il s’agit d’un fantasme. Le problème est la déchristianisation de la France, voila, c’est tout. Et la réponse est la nouvelle évangélisation qui est une réponse spirituelle, ecclésiale et non politique.
      Enfin, concernant les plus populistes, je ne citerai pas de nom, mais beaucoup d’entre eux ont adopté une posture anti-mariage pour tous alors qu’auparavant ils en étaient favorable…

      • Ah bon? Les positions sur ce sujet au sein de l’UMP dépassent largement les questions de motions. Guillaume Peltier (quelle motion?) a pas appelé à faire battre NKM (quelle motion?) à cause de sa position sur le mariage. Et Karoutchi plutôt favorable au texte était dans la même motion que Guaino! Et Hervé Mariton affirme haut et fort qu’il célèbrera ces mariages…Et Luc Chatel (quelle motion?)ne reviendra pas dessus. Et Borloo de l’UDI dit pareil. Hervé Mariton, Philippe Gosselin, Marc Le Fur, Jean-Pierre Raffarin, reviendraient sur le mariage? La bonne blague.
        De toute manière je ne venais pas justifier dans mon post la droite forte ou la droite populaire ou toute autre motion. Je regrettais votre analyse trop simpliste selon moi de l’UMP et la mise sur le même plan de questions très différentes.

        Vous condamnez en ne le citant pas toute action au sein du FN, quand bien même sur le plan de la manif pour tous ils seraient plus proches de vos idées. Mais vous n’êtes pas vraiment critique sur les positions autour de la DSE et de la défense de la vie de certains membres de vos motions favorites à l’UMP qui sont condamnables Un exemple: qui est contre l’avortement au sein de l’UMP? Raffarin, Wauquiez, Chatel, Mariton, Gosselin, Le Fur? Jamais vu beaucoup de courage de leur part sur ces questions ou au minimum des propositions pour avancer un petit peu dans le bon sens.
        Vous restez persuadés que le centre démocrate chrétien est une solution et qu’il peut évoluer, malgré 50 ans de recul et de défaites et une facilité certaine d’oublier ses principes une fois qu’il a perdu.
        Merci pour votre réponse qui confirme exactement ce que j’ai dit plus haut…

        • Je m’interroge beaucoup sur la crédibilité d’un Guillaume Peltier. Son parcours politique, l’absence d’implantation locale… désolé mais je reste dubitatif. Quand à sa motion elle est codirigée par d’anciens « sarkozystes de gauches » qui sont libéraux, sécuritaires… et libertaires !

  5. Ping : Et maintenant on va où (3) : après la manif l’engagement ! | Thomas More

  6. Je profite de ce commentaire pour vous remercier de votre travail sur l’histoire de la démocratie chrétienne que vous m’avez faite en grande partie découvrir.

    On ne compte plus les contributions comme les vôtres sur le thème « et maintenant ? ». Et c’est bien ! Chacune contribue à faire avancer la réflexion et toutes s’accordent sur la nécessité de l’engagement. Aucune n’arrive à dépasser concrètement le stade du « metapolitique ». Et-ce grave ? Je ne crois pas ! Nous avons mis quarante ans pour descendre le long toboggan savonné de la post-modernité. Il faut accepter l’idée qu’il puisse falloir une bonne génération pour reprendre de la hauteur… Notre temps ne peut pas se limiter à quelques échéances électorales car nos engagements visent à convertir/réformer en profondeur nous-mêmes, nos concitoyens et notre société. Pour cela, nous devons accepter d’agir dans le temps long avec tout à la fois l’effort de persévérance et l’abandon à l’Esprit Saint qui l’accompagnent. Les fruits ne seront pas mûrs en quelques semaines…

    Vous évoquez « les musulmans qui partagent nos valeurs familiales »… sans faire d’islamophobie je ne suis pas du tout sûr que votre vision soit juste. Ce n’est pas parce que la famille est importante dans l’Islam que nous avons les mêmes valeurs familiales. Fondamentalement nous avons une vision différente de l’autonomie de la personne.
    Il est bon que nous nous soyons découvert des points de convergences mais il ne faut pas se leurrer sur la volonté prosélyte de nos amis musulmans. Il faut relire le Père de Foucault sans faire d’anachronisme. L’Islam n’est pas compatible avec la République Française dont les racines sont fondamentalement chrétiennes n’en déplaise aux laïcistes (juives et grecques aussi si l’on veut être plus juste et rester politiquement correct…). Ce n’est pas un manque de respect, juste la conséquence d’une vision irréconciliable de la personne humaine. Ce n’est pas non plus un drame, si on garde les yeux ouverts et que l’on est prêt à débattre respectueusement mais sans tabous.
    Sur la droitisation, concept qui fleur bon une politologie Libé/le Monde, ne visez vous pas plutôt la démagogie la plus commune? Ceux qui s’en font les promoteurs perdent en crédibilité faute de cohérence mais ce n’est pas pour ça que tous leurs points sont faux…leur discours est mensonger car les messagers le sont (comme le discours d’un certain JFC sur LMPT en privé vs en publique), mais un retour de la droite sur un discours réaliste non politiquement correct n’est pas une mauvaise nouvelle si ce discours est servi par des hommes sincères. Si la droitisation veut dire que la droite redevient de droite ce n’est pas en soiti une mauvaise nouvelle pour qui veut réconcilier vie de la Cité et vérité.
    Ces quelques remarques ne retire rien au fait que je lis toujours avec beaucoup d’intérêt vos textes et vous en remercie chaleureusement.

    • Cher François,

      Je ne partage pas votre analyse un peu rapide sur l’islam et sa relation avec le christianisme.

      En premier lieu, si vous recherchez dans l’islam une cause à la déchristianisation de la France vous faites clairement fausse route : je doute fort que l’on découvre une corrélation entre l’arrivée de l’islam en France (aussi prosélyte soit-il) et la déchristianisation du pays qui est un processus antérieur de près de 2 siècles (sauf à penser, bien sur, que les révolutionnaires anticléricaux de 1789 étaient de discrets salafistes d’AQMI) ;

      Beugler avec la meute pour diaboliser l’islam n’aidera certainement pas à remplir les églises (ni à vider les mosquées d’ailleurs) mais conduira simplement les chrétiens à ruminer jusqu’à l’écœurement une attitude passive-agressive qui les empêche d’aller de l’avant. En outre, cela contribue à accentuer insidieusement un climat général de défiance vis-à-vis des religions ce qui, dans un pays a priori déjà plutôt « laïciste », portera préjudice in fine à toutes les autres croyances.

      Par ailleurs, vous opposez islam et christianisme en prenant le « laïcisme » et les « valeurs de la république » à témoin (attribuant vaguement à ces dernières des « racines chrétiennes ») ce qui me semble être, intellectuellement, une entreprise bien périlleuse.
      Ces mêmes « valeurs républicaines », que vous portez au pinacle sont justement les fruits d’une laïcisation pluriséculaire du pays qui s’est faite au détriment du christianisme et dont le point culminant, après le mariage pour tous, est encore à venir.
      Ce processus historique vous le déplorez dans l’absolu mais semblez dans le même temps vous en réjouir lorsque vous dites, avec une certaine candeur, que l’islam n’est tout simplement pas compatible avec les valeurs de la république.
      Pour sortir de cette posture schizophrénique, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout du raisonnement et dire simplement que les valeurs de la république (et cela sera peut-être de plus en plus le cas dans le futur) ne sont tout simplement plus en osmose avec la Foi ?

      Enfin, vous niez un peu vite le fait qu’au niveau des valeurs familiales il puisse exister des ponts naturels entre chrétiens musulmans et juifs qui puissent servir de base à un dialogue constructif voire, pour les plus optimistes, à une union des croyants pour la défense des valeurs. Pourtant, il suffit d’un peu de culture religieuse pour voir que ces valeurs, abrahamiques, sont assez largement partagés par les 3 monothéismes qui, bien qu’ils se soient souvent opposés par le passé et continuent parfois bêtement à le faire, constituent les branches d’un même tronc.

      Fraternellement.

      H

      • Cher Hector,

        Je manque de temps mais voici quelques précisions :
        1/ je ne cherche en rien à attribuer à l’Islam une influence dans la déchristianisation (je ne vois pas bien ce qui peut d’ailleurs le faire penser dans mon propos).
        2/ branches d’un même tronc, c’est un fait, mais les branches ne vont pas du tout dans la même direction.
        3/ je persiste sur le fait que Liberté, Egalité et Fraternité sont avant tout des valeurs chrétiennes qu’elles soient dévoyées par certains est un autre sujet…(je ne range pas la Loi de 1905 dans la même catégorie).
        4/ les Maires de communes concernées sont confrontés en direct avec la structuration de la communauté musulmane dans le but de progressivement imposer ses vues. On ne peut pas le leur reprocher mais on a le droit de ne pas l’accepter en proposant une vision différente de la société.

        • Cher François,
          Merci pour vos précisions.

          J’en déduis donc que sur le 1/ nous partageons en fait la même opinion.

          2/ je vous rejoins également et j’ajouterai, pour rester dans la métaphore végétale, que l’enjeu de notre société contemporaine est justement de faire en sorte que chaque branche puisse s’épanouir sans entrer en conflit avec les autres ce qui ne pourrait qu’affaiblir le tronc.

          3/ concernant la république, si certaines de ses valeurs sont inspirées du christianisme force est de constater qu’elle constitue une entité ayant développé son propre logiciel et qui poursuit une direction totalement indépendante.

          4/ que certains groupes intégristes tentent d’imposer leurs vues dans des quartiers où les musulmans composent parfois jusqu’à 90 % d’une population peu éduquée en proie à la précarité c’est évident ! Cela est notamment la conséquence de la politique de ghettoïsation de ces populations et de l’absence, au niveau national, de structures religieuses médiatrices efficaces. En tout état de cause, il est clair que l’on ne peut s’y résoudre.
          Le gros problème de la communauté musulmane de France est justement son incapacité à se structurer de manière autonome au niveau national afin d’éviter, d’une part, les manipulations étrangères et, d’autre part, le développement de courants ayant une interprétation intégriste du coran. Cette carence institutionnelle qui touche l’ « islam de France » est la raison pour laquelle les pouvoirs publics ont, ces dernières années, tant à gauche (Chevènement) qu’à droite (Sarkozy), porté à bout de bras la création du CFCM.

        • Cher François,
          Merci pour vos précisions.

          J’en déduis donc que sur le 1/ nous partageons en fait la même opinion.

          2/ je vous rejoins également et j’ajouterai, pour rester dans la métaphore végétale, que l’enjeu de notre société contemporaine est justement de faire en sorte que chaque branche puisse s’épanouir sans entrer en conflit avec les autres ce qui ne pourrait qu’affaiblir le tronc.

          3/ concernant la république, si certaines de ses valeurs sont inspirées du christianisme force est de constater qu’elle constitue une entité ayant développé son propre logiciel et qui poursuit une direction totalement indépendante.

          4/ que certains groupes intégristes tentent d’imposer leurs vues dans des quartiers où les musulmans composent parfois jusqu’à 90 % d’une population peu éduquée en proie à la précarité c’est évident ! Cela est notamment la conséquence de la politique de ghettoïsation de ces populations et de l’absence, au niveau national, de structures religieuses médiatrices efficaces. En tout état de cause, il est clair que l’on ne peut s’y résoudre.
          Le gros problème de la communauté musulmane de France est justement son incapacité à se structurer de manière autonome au niveau national afin d’éviter, d’une part, les manipulations étrangères et, d’autre part, le développement de courants parasites ayant une interprétation intégriste du coran. Cette carence institutionnelle qui touche l’ « islam de France » est la raison pour laquelle les pouvoirs publics ont, ces dernières années, tant à gauche (Chevènement) qu’à droite (Sarkozy), porté à bout de bras la création du CFCM.

          • Il ne s’agit pas ici en soi de « carence institutionnelle » mais plutôt de luttes d’influences politiciennes nuisibles droite/gauche sur « la bienpensance ». Du temps que l’on s’est battu pour savoir qui avait le bon logiciel de compréhension du sujet (le beau rôle), le virus s’était développé hors de contrôle.
            Il aurait fallu, à droite comme à gauche, avoir le courage de laisser tomber les coups bas et les idéologies séparatistes et accepter de ne pas construire des tabous verbaux en appelant « chat » un chat. Il n’y a rien de pire que d’avoir des dicos différents pour parler des choses semblables et de se défiler pour ne pas les nommer !
            Maintenant il est trop tard, et devinez qui va payer les pots cassés ?

  7. Ping : Kirche heute, 18. Juni 2013 | Moment Mal

  8. Je suis d’accord pour un engagement politique, mais je refuse de me diluer dans un parti existant, et servir la soupe pour ceux qui nous ont trahis, qui ne se sont pas assez démarqués, ou pire ont voté la loi. Par contre votre idée d’Écologie Humaine je suis pour à 200% !
    J’ajoute que vous ne ramènerez pas les 40 d’abstentionnistes dans les urnes si vous ne leur faites pas une offre différente de l’actuelle. Ils sont déçus, ils veulent du neuf. Nous voulons tous du neuf !
    Nous n’attendons que cela !!!

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