Eglise et questions sociétales

Le blog « A la table des chrétiens de gauche » a récemment publié l’article de Jean-Louis Schlegel Questions de mœurs : quelle attitude politique de la part des catholiques ? Un texte intéressant qui pose la question de la réponse chrétienne à donner aux problématiques dites « de société » que nous rencontrons aujourd’hui.

Il n’est pas aisé de répondre à la question de l’attitude à adopter. Pourtant je pense que la réponse doit être à la hauteur du problème…et le problème est très important car il touche les fondements de notre société.

En effet, quelle est la portée de ces « questions de mœurs » ? L’euthanasie n’est-elle qu’un assouplissement, une tolérance permettant de donner la mort dans quelques cas exceptionnels ? L’homoparentalité n’est elle qu’une possibilité donnée à quelques couples gays, une exception à la règle de la famille traditionnelle au même titre qu’il existe des familles monoparentales ?

La réponse est non : ces deux problématiques ne sont pas anodines car elles sont les symptômes d’une profonde révolution, d’un changement radical de société, d’une « mutation métaphysique » comme le dit Michel Houellebecq. Les « questions de mœurs » sont en fait des questions « de société » et elles portent sur les fondements même d’une société humaine : qu’est-ce que l’Homme ? Quand et comment sa vie commence, se termine ? Dans quelle structure familiale le « petit d’homme » va-t-il naître, se construire ?

L’euthanasie

Autoriser l’euthanasie reviendrait à briser un tabou fondamental présent dans tous les aspects de notre société : l’interdiction de donner la mort. Demander aux médecins de « piquer » un malade revient à leur demander de s’asseoir sur le serment d’Hippocrate… Permettre l’assistance au suicide revient à effectuer un renversement de valeur à 180 degrés : le suicide ne serait plus une tragédie mais l’exercice d’un droit, la souffrance du suicidaire n’aurait plus à être soignée, il suffirait de le laisser se tuer…absurde mais aussi terrifiant, cette société morbide serait le summum de l’individualisme : l’euthanasie deviendrait un bon moyen de « soulager les familles »…le malade serait un poids à éliminer ! Ce dernier argument est peu entendu tant il est insupportable…et pourtant il a été évoqué à demi-mot dans la presse : « Et l’ADMD de ne pas négliger non plus, derrière la dépendance, le coût pour les familles, sujet de plus en plus sensible. » Ce n’est pas sans rappeler ces inquiétantes réflexions de Jacques Attali au début des années 1980 sur l’euthanasie des moins productifs…René Poujol nous a rappelé ça dans un de ses très bons billets.

Voulons-nous vraiment de cette société individualiste où la vie se termine dans le désespoir, abandonné de tous avec la bénédiction de la loi ?

Bien sûr, objectera-t-on,  le Président de la République, ni son gouvernement, n’ont parlé d’euthanasie…La stratégie du chloroforme, si bien décrite par Koz, fait son effet : on masque les mots, on habille la réalité par un étrange « Novlangue ». L’euthanasie devient l’interruption volontaire de fin de vie (IVV) appelée aussi « mort dans la dignité », qui elle-même devient « l’arrêt des soins palliatifs »… On endort, on maquille… On applique l’allégorie de la grenouille sur le feu : pour ébouillanter une grenouille inutile de la mettre dans une marmite d’eau bouillante, elle sautera immédiatement…mieux vaut la mettre dans une casserole d’eau froide que l’on met sur un petit feu. La température montera petit à petit, sans que le batracien ne s’en rende compte…jusqu’à ce que l’animal termine en court-bouillon ! C’est lent mais c’est imparable ! Cette cruelle image est fréquemment usitée en politique et elle est très juste pour les questions sociétales : étape par étape, sans employer de mots trop éloquents nous voyons apparaître des « avancées » qui sont autant de pas vers cette « nouvelle société ». Jusqu’au jour où nous serons plongés dans ce monde cauchemardesque sans pouvoir en sortir…

Mariage gay et homoparentalité

Les questions du mariage gay et de l’homoparentalité obéissent à une logique semblable. Même problématique de société, même avancée par étape, ces réformes semblent inéluctables et ceux qui résistent ont parfois un sentiment d’impuissance… La température de la casserole monte et la grenouille de l’opinion publique ne se rend pas compte qu’elle est en train de finir ébouillantée…

Pourtant les arguments contre ces nouveaux modèles familiaux sont nombreux. Croire que seuls des religieux réactionnaires et de funestes homophobes sont opposés à ces nouveautés est faux…et pourtant c’est l’image que l’on nous donne souvent. Psychanalystes, philosophes, sociologues, éducateurs ne sont pas toujours des partisans de l’homoparentalité, de la pluriparentalité et autres « trouples ». Tous ne sont pas des croyants, loin s’en faut, mais au nom d’une vision de l’Homme née de la science, et de l’observation du réel, ils défendent un modèle qui a fait ses preuves : la famille monogame hétérosexuelle. J’ajouterais même que défendre ce modèle familial est une question de bon sens car ces autres modèles ont pour base des constructions artificielles. Adoption, gestation pour autrui, insémination artificielle et peut-être plus tard utérus artificiels et fabrication de cellule œuf… Qui a envie de naître comme ça ? Une enfant adopté souhaite-t-il être élevé dans une telle structure ? L’adoption est un sujet très difficile, de nombreux enfants adoptés témoignent de cela et expriment leurs refus de l’homoparentalité. La blogueuse Nystagmus a très bien illustré cela.

Il faut aussi insister sur un point : tous les homosexuels ne sont pas des partisans du mariage gay et de l’homoparentalité. Philippe Ariño est catholique et homosexuel. Il est opposé aux revendications LGBT et il nous donne le témoignage d’un homo épanoui au sein de l’Eglise et vivant en harmonie avec son enseignement. Son blog, « l’araignée du désert », nous livre un regard original sur l’homosexualité et il nous donne un autre discours que celui qui provient des organisateurs des Gay Prides. Je vous recommande notamment son article très argumenté sur le mariage gay.

Je suis intimement convaincu que l’Eglise peut faire face au rouleau compresseur des réformes sociétales…elle peut le faire sans pour autant prendre le visage d’une contestation intégriste, nostalgique d’une époque révolue, ni en prenant la posture de revendications communautaristes. Les personnes que j’ai citées plus haut ne sont pas des ultra-conservateurs. Centre, centre-droit voire de gauche, ils sont des modérés. Personnellement, je suis au centre-droit, démocrate-chrétien et mon vote en faveur de Nicolas Sarkozy ne signifiait pas un accord sur les choix les plus droitiers de l’ancien Président. Et pourtant, nous sommes opposés à cette nouvelle société, cette culture de mort qui s’impose de plus en plus chaque jour.

L’opposition est claire, ferme. Je ne crois pas que le choix qu’a fait Témoignage chrétien en 1975 ait été le bon…en effet, dire Oui à la loi sur l’IVG, non à l’avortement n’a pas eu l’effet escompté : contenir l’avortement dans les cas extrêmes et éviter les décès lors des avortements clandestins. Au contraire : la loi Veil a connu de multiples extensions et le nombre d’avortements a été beaucoup plus nombreux que prévu : plus de 200 000 par an… et une réelle banalisation.

Reprendre le raisonnement de Témoignage chrétien en 1975 pour ces lois, reviendrait à ouvrir la voie à ce nouveau monde…nous ne pouvons pas prendre ce risque.

Mais alors que faire ?

Résister, refuser, réagir avant qu’il ne soit trop tard. La réponse à ces lois doit être non, mais un non intelligent qui répond à la véritable question qui sous-tend ces revendications.

L’euthanasie nous pose la question de la souffrance, des soins palliatifs, de l’accompagnement de la personne avant de mourir. Il vaut mieux aider une personne à revoir ses proches pour qu’elle leur dise « au revoir », que de charger la conscience de ces gens et du personnel soignant d’une décision terrifiante : celle de donner une injection létale. La fin d’une vie est un moment essentiel, peut-être le plus important, alors ne le gâchons pas.

Le mariage gay et l’homoparentalité nous posent la question de l’homosexualité. C’est un sujet difficile, une vraie souffrance et, quoi qu’on en dise, l’Eglise donne une réponse à cette question, sans tabou et en condamnant toute forme d’homophobie…homophobie qui est une attitude bannie par la charité chrétienne. Encore une fois, le témoignage de Philippe Ariño est très édifiant et permet aux personnes homosexuelles de trouver une voie originale et, je l’espère, une réponse à leur questionnement.

Bien évidemment, devant une telle mutation sociétale, un simple refus ne suffira pas. Nous sommes devant une mutation métaphysique, un monde entièrement renouvelé par une nouvelle vision du monde…un nouveau paradigme comme disent les tenants du New age.

Condamner quelque chose n’a jamais rien changé, il faut proposer…or là est tout le message de l’Eglise ! Tout son enseignement social depuis 1891 avec Rerum Novarum jusqu’à aujourd’hui est une proposition pour le monde. Jean-Paul II ne s’est pas limité à déplorer l’avancée de la « culture de mort », il a surtout appelé à bâtir la « civilisation de l’amour ». En effet, seule une société encore plus nouvelle pourra remplacer la société morbide qui s’annonce… Michel Houellebecq, dans les Particules élémentaires, a tenu des propos très éclairants : « Dès lors qu’une mutation métaphysique s’est produite, elle se développe sans rencontrer de résistance jusqu’à ses conséquences ultimes.(…) Aucune force humaine ne peut interrompre son cours — aucune autre force que l’apparition d’une nouvelle mutation métaphysique. »

Le célèbre écrivain a raison, seule une mutation encore plus forte pourra vaincre cette mutation…Mais cela est un travail de longue haleine, une nouvelle évangélisation qui recouvrira tous les aspects de notre culture et de notre société.

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9 réflexions au sujet de « Eglise et questions sociétales »

  1. C’est bien parce que je me sens avec vous en accord sur l’essentiel, en ce qui concerne l’euthanasie, le mariage gay et l’homoparentalité, que je m’autorise ici de mettre en avant quelques points de divergences. Je constate qu’il ne suffit pas – qu’il ne suffit plus – de développer des arguments rationnels et raisonnés, sur ces questions, pour entrainer l’adhésion. Dès lors la question se pose de savoir comment, en partant de l’expérience des gens, et de leur ressenti, trouver les mots qui puissent les ébranler dans leurs certitudes. Je voudrais consacrer à cette question un prochain article de mon blog.

    Par ailleurs, je ne partage pas votre sentiment sur l’attitude de l’Eglise catholique concernant les questions ayant un lien avec la sexualité. Je persiste à penser que si elle avait su, sur la contraception par exemple, suivre les conclusions « ouvertes » des commissions successives mises en place par Paul VI au lieu de prendre l’exact contre-pied, son discours sur l’avortement aurait été plus audible et recevable ; de même, je ne peux que respecter Philippe Arino et son engagement personnel, mais je ne suis pas convaincu par son discours général sur l’homosexualité qui reprend in extenso celui du Magistère. Là encore si l’Eglise acceptait de reconnaître une légitime autonomie de la sexualité par rapport à sa finalité de transmission de la vie, il lui serait sans doute plus facile d’expliquer pourquoi les structures même de cette transmission : mariage hétérosexuel, parentalité… doivent, elles, être scrupuleusement préservés. Sur ce point aussi j’aurai à revenir dans un prochain article.

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  3. Je ne base mon commentaire que sur une partie de votre texte, celui concernant le mariage entre personnes du même sexe.
    Je ne suis pas certain que vous argumentiez. Vous déclarez et déclarez seulement (je ne prends qu’un exemple) que « quoi qu’on en dise, l’Eglise donne une réponse à cette question [celle de l’homosexualité], sans tabou et en condamnant toute forme d’homophobie ». C’est une affirmation que vous ne prenez pas le temps d’étayer ; du coup, votre propos ne peut valoir comme argument. A quelles attitudes, à quels textes faites-vous allusion ? Manifestement si réponse il y a, elle n’apparaît pas telle à beaucoup. Pour qu’une réponse soit telle, il faut que celui qui est censé poser la question estime que sa question trouve une résolution ou au moins un chemin. Force est de constater que ce n’est pas le cas.
    Pareillement, dénoncer, soit directement, soit par les pages web auxquelles vous renvoyez, les extrémistes de la gay-pride et des mouvements LGBT ne peut valoir comme argument. Ce serait comme ce que font certains, qui refusent la foi chrétienne et l’Eglise à cause de l’Inquisition !
    Vous invoquez le modèle de la famille. Parlons-en ! Combien de nos familles bien traditionnelles ont été des lieux de haine et de déshumanisation ? Dans combien, la fidélité des époux a-t-elle été ce qu’on en dit ? Croyez-vous que les facéties d’Offenbach ne soient que l’expression de fantasmes, fruits de la seule imagination ?
    La famille fondée sur un couple (mixte) avec les enfants nés de leur union, a tenu pendant des siècles parce que « bobonne » s’est tue ! La famille telle que nous serions censés la rêver, telle que l’idéologie l’a idéalisée avec la Sainte Famille est au mieux un appel à la sainteté que nous savons tous être un chemin souvent plus difficile qu’il y paraît, un défi.
    De sorte qu’en parler sans en dire les échecs, en en faisant la réalité et non l’advenir, l’appel, est mensonger. L’argumentation alors est viciée. Moi aussi, mutatis mutandis, je suis pour une société de paix et de fraternité. Mais cela ne m’empêche pas de penser qu’une armée est indispensable. Mon idéal serait criminel à ne pas prévoir, la haine existant, les moyens pour l’endiguer.
    Oui, le mariage gay pose question. Mais alors finalement quelle question ? C’est cela que je ne vois pas dans votre texte. Vous parlez de l’adoption ou de la possibilité d’avoir des enfants ; mais ce sont d’autres questions, même si elles sont connexes.
    En quoi le mariage entre deux personnes du même sexe pose problème, met la société, en son fondement, en cause, la fragilise ? C’est cela que j’aimerais lire.

    • Sur ce sujet je vous renvoi à différents auteurs : Philippe Ariño et son site mais aussi Fabrice Hadjadj et son livre « la profondeur des sexes ». Vous parlez de « références idéologiques à la Sainte Famille »…mais en quoi la monogamie hétérosexuelle est-elle idéologique ? Elle est tout ce qu’il y a de plus naturelle dans le sens où l’enfant est procréé par ses deux parents hommes et femmes et qu’il est élevé par ceux-ci. C’est simple… L’enfant à ses deux référents hommes et femmes, il connaît sa filiation… c’est normal. Ce modèle de famille est le plus simple et le plus naturel.

      Pensez-vous que d’autres systèmes seraient meilleurs ? La polygamie ? L’Ancien Testament regorge d’histoires familiales tragiques au sein de familles polygamiques, où les enfants d’une épouse « préférée » sont jalousés par ceux d’une servante ou d’une moins aimée… regardez l’histoire d’Agar et d’Ismaël : c’est le meilleur argument contre la gestation pour autrui.

      Enfin sur ce que vous dites sur des familles déshumanisantes : croyez-vous que dans une famille homo, famille artificielle, ce sera meilleur ? Bien sur la famille parfaite n’existe pas, il y aura toujours des blessures, des problèmes, des difficultés… Raison de plus pour ne pas ajouter des problématiques supplémentaires avec des familles fabriquées de toute pièce…

      La famille est la cellule de base de la société, c’est là où la personne se construit. Ne jouons pas avec.

      • Je vous remercie d’avoir publié mon commentaire et d’avoir pris le temps d’y répondre.
        Dois-je vous dire que je ne suis cependant pas satisfait de votre message en termes d’arguments. Vous citez des auteurs. Fort bien. Je ne prendrais pas le temps de faire ici la critique (positive ou non) de leur pensée sans doute assez subtile. Je voudrais seulement vous demander de formuler, vous, puisque vous êtes attaqué au sujet, en quoi le mariage homo pose problème. Je vous accorde sans difficulté la question des enfants. Mais elle n’est pas celle du mariage, ce me semble.
        Je pense m’être mal fait comprendre, ou mal exprimé. Ce que j’appelle l’idéologie de la Sainte Famille est le modèle, idéal humain, projeté dans le ciel. Nous ne savons effectivement absolument rien de cette famille, de sorte que je ne vois pas comment elle pourrait servir de modèle. On pourra s’interroger sur son institution très tardive, en 1893 si j’ai bonne mémoire, dans un contexte qui connaît déjà des critiques de la famille modèle.
        Vous dites le modèle le plus simple et le plus naturel. Là encore, vos affirmations manquent de vérification. Je ne dis pas que je ne partage pas votre appréciation sur ce modèle familial, cependant, un petit peu de recul ethnologique et historique suffit à démentir vos propos. C’est beaucoup d’ethnocentrisme, d’européocentrisme. Et pourquoi pas. Mais pas comme s’imposant sans discussion comme le plus simple et le plus naturel. Ce que je soulignais dans vos propos, c’était justement ces évidences qui n’en sont pas, et qui rendent du coup vaine votre plaidoirie.
        Et si ce modèle est le meilleur, cela ne signifie pas forcément qu’il soit bon, seulement le moins pire. Le mariage homo d’ailleurs ne conteste pas le fondement la stabilité, de fidélité voire d’indissolubilité du mariage. Voilà justement pourquoi certains prétendent pouvoir à bon droit réclamer d’y avoir droit.
        Je ne sais pas si une famille homo-parentale serait plus déshumanisante que ce que le modèle « le meilleur » nous met sous les yeux. Tel n’est d’ailleurs pas exactement ma position, puisque je distingue mariage et enfants. Même le rituel du mariage catholique le fait lorsqu’il s’agit d’un mariage dont on sait qu’il ne pourra pas être fécond, notamment à cause de l’âge des mariés. Oui, je pense que nous devrions pouvoir parler d’un mariage homo comme d’un mariage biologiquement non fécond. Il en est d’autres, dont personne, et heureusement, n’ose remettre en cause, le bienfondé.
        Il est vrai que la cellule familiale est le lieu où la personne se construit. Je rajoute juste deux précisions : premièrement, c’est pour le meilleur, certes, mais aussi pour le pire. Et deuxièmement, ce n’est pas vrai car il y a bien d’autres lieux de la construction de la personne, et heureusement, à commencer par l’école, par la famille au sens plus large (grands-parents, cousins, ce qui est d’autant plus vrai en Afrique par exemple).
        Je ne veux pas jouer avec cette cellule. Au mieux, je fais remarquer qu’il y a du mensonge à en faire l’apologie unilatérale. Mais si cette cellule construit aussi les adultes qui la composent, pourquoi faudrait-il que ceux qui n’ont pas choisi d’être homo (pas plus que les autres ont choisis d’être hétéros) en soi privés. Faudrait-il que ceux que la nature ou je ne sais quoi a fait homo soient condamnés soit à tricher en faisant semblant, soit à demeurer abstinents ?
        Et en quoi permettre une union stable, fidèle, pour toute la vie, bref, ce que le code civil prévoit pour le mariage, avec l’assistance mutuelle, fragilise la cellule familiale et l’institution matrimoniale ?
        A ces questions, je ne vois pas de réponse dans votre texte. Pire, si j’ose dire, je ne vois pas que vous envisagiez ces questions, et c’est bien pourquoi je me suis permis de les poser.

    • Ne vous en déplaise, cher Monsieur, la logique d’une union ayant pour but d’avoir des enfants, est celle d’un couple formé d’un homme et d’une femme. Vous voulez aller contre la nature, mais vous ne la changerez pas. Elle est ainsi, c’est tout. Si vous êtres croyant, pourquoi selon vous Dieu l’a-t-il fait ainsi. Je crois vraiment que notre société marche sur la tête.

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