1944 : Quel mouvement construire ? Travaillisme ou Droite sociale ?

La Résistance a été le creuset dans lequel la Démocratie chrétienne française s’est raffermie, unifiée et développée. Mais une question essentielle s’est posée : Quel parti construire ? Où le situer politiquement ?  Lire la suite

Résistance et Démocratie-chrétienne

La deuxième guerre mondiale est une période charnière pour la Démocratie-chrétienne française. C’est au sein de la Résistance que les démocrates-chrétiens vont se rassembler et préparer la création d’un grand parti qui verra le jour à la Libération.  Lire la suite

Les expériences démocrates chrétiennes françaises jusqu’en 1940 (2)

La dissolution du Sillon en 1910 n’a pas arrêté l’enthousiasme de Marc Sangnier et des démocrates-chrétiens français. Même si cet épisode a été un coup dur, la demande de Pie X ne visait pas la notion de Démocratie-chrétienne. C’était avant tout un appel à la prudence et une remise en cause du mode de fonctionnement du mouvement : un système dirigé par des laïcs et où des prêtres se trouvaient sous leur direction… Lire la suite

Les expériences démocrates chrétiennes françaises jusqu’en 1940 (1)

La Démocratie-chrétienne française a connu une histoire complexe pleine de paradoxes, d’échecs, mais aussi de personnalités passionnantes. 

Nous avons vu précédemment différents épisodes de cette histoire riche et contrastée : 1830, 1848, le pontificat de Léon XIII. Cette fois-ci nous allons aborder une phase plus longue : La période allant de la publication en 1902 de l’encyclique Graves de Communi, à la défaite de 1940. Elle illustre parfaitement les contradictions de cette famille de pensée. 

Pendant toutes ces années, les démocrates-chrétiens français ont été divisés, ont parfois été rappelés à l’ordre par le Pape, et n’ont jamais dépassé 4% de vote et trente députés. Ils n’ont quasiment pas participés aux gouvernements de la IIIème République (sauf à de rares exceptions). La DC a donc été une force politique mineure, alors que de nombreux intellectuels en étaient proche set que ses idées étaient souvent bien reçues.  Lire la suite

Léon XIII et la « deuxième » Démocratie-chrétienne

Léon XIII dans la presse françaiseAprès l’échec de la IIème République, la Démocratie-chrétienne française est entrée dans une forme de désert. Le Second Empire instauré en 1852 a mis en place un régime autoritaire qui a étouffé toute initiative. Les anciens démocrates-chrétiens étaient sous surveillance, même l’apolitique Société de Saint Vincent de Paul était surveillée par le régime. Frédéric Ozanam, mort de maladie en 1853 n’a pas pu continuer sa réflexion sur les institutions et le catholicisme en France a connu une pente intransigeante avec Louis Veuillot et son journal l’Univers. Lire la suite

1848 : L’Ere nouvelle et la « première » Démocratie chrétienne

Il est une date fondamentale, voire fondatrice de la Démocratie chrétienne : 1848. La Révolution de 1848 est une des grandes pages de l’Histoire de France. Mal connue, surement mal-aimée, c’est sans doute la seule révolution où l’Eglise n’a pas été vilipendée. Les prêtres bénissaient les arbres de la liberté, des hommes proches de la foi chrétienne ou se disant ouvertement catholiques comptaient parmi les révolutionnaires.  Lire la suite

Les origines de la Démocratie-chrétienne : L’Avenir en 1830.

La Démocratie chrétienne est née avec l’époque contemporaine, ou plutôt elle en est la conséquence. Son point de départ reconnu par les historiens est l’année 1830 avec le journal l’Avenir, fondé par l’abbé Gerbet et avec comme figure dominante l’abbé Félicité de la Mennais dit « Lamennais » ou encore « Monsieur Féli ». Point de départ ? Oui, mais pas sous la forme d’un parti constitué, ni d’un corpus doctrinal. C’est davantage l’apparition d’idées démocrates chrétiennes.  Lire la suite

Définir la Démocratie-chrétienne

Pour une première partie sur la Démocratie-chrétienne il faut commencer par l’essentiel : de quoi s’agit-il ? 

Question plus difficile à répondre qu’il n’y parait tant l’engagement des chrétiens en politique a pris maintes formes différentes. Toutes ces initiatives, bien que chrétiennes, ne sont pas toutes « Démocrates-chrétiennes ».  Lire la suite

Et si on parlait de la Démocratie-chrétienne ?

Robert Schuman, une grande figure Démocrate chrétienneLa Démocratie-chrétienne est une famille de pensée en plein renouveau avec l’action du Parti Chrétien Démocrate de Christine Boutin. Bien que ce soit un petit parti, il est l’héritier d’une importante tradition politique. 

Pourquoi en parler aujourd’hui ? Cette famille a tenté de faire vivre la doctrine sociale de l’Eglise au sein de la Cité sans pour autant être un parti confessionnel. De nombreux chrétiens ont désiré apporter le message de l’Evangile au cœur de la vie politique. Leurs expériences doivent être étudiées et réfléchies. Bien sur la Démocratie-chrétienne n’a aucun monopole. De nombreux autres courants ont compté ou ont été fondés par des chrétiens. Certains ont même été en franche opposition avec les mouvements Démo-chrétiens… Mais la Démocratie-chrétienne a été la famille de pensée la plus importante et celle qui se référait le plus expressément à la doctrine sociale de l’Eglise. 

Je vais donc tenter d’aborder en plusieurs articles quelques questions autour de la Démocratie-chrétienne : Sa définition, son origine, l’histoire de son plus grand parti en France : le Mouvement Républicain Populaire. Sur ce mouvement, nous verrons sa fondation, et les raisons de son échec. Enfin nous étudierons les relations entre Gaullisme et Démocratie-chrétienne et nous verrons si cette famille de pensée a encore une pertinence au XXIème siècle. 

Rendez-vous très vite pour le premier article de ce parcours.